
Mars est le Mois de l’histoire des femmes. Nous célébrons les contributions des femmes en tant qu’aidantes informelles et formelles, leaders, gestionnaires, mères, filles, sœurs et amies.
La maladie d’Alzheimer touche de manière disproportionnée les femmes, tant en tant qu’aidantes que personnes atteintes de la maladie. Selon la Société Alzheimer du Canada, dans ce pays, les femmes représentent 70 % des aidants et 72 % des personnes atteintes de démence. Il est donc essentiel de prendre des mesures proactives en matière de soins de santé. Il existe 14 facteurs de risque modifiables qui, s’ils sont pris en compte, peuvent aider à prévenir ou à retarder la démence.
Pour ce qui est de l’équilibre entre le don de soi et le maintien de leur propre vie pour les femmes aidantes, la réponse est simple mais difficile : les femmes doivent demander de l’aide.
Beaucoup de femmes se sentent coupables de le faire, croyant que demander de l’aide signifie un échec ou que personne ne peut prendre soin de leur proche aussi bien qu’elles. Si l’empathie naturelle et l’intelligence émotionnelle des femmes sont des atouts, la prise en charge poussée à l’extrême conduit souvent à un épuisement émotionnel, physique et financier.
L’amour est au cœur de la prise en charge, mais il doit s’accompagner de soins professionnels et d’un soutien émotionnel appropriés, tant pour l’aidant que pour la personne aidée.
D’après mon expérience personnelle*, ma mère pensait être la seule à savoir ce qui était le mieux pour mon père atteint de la maladie d’Alzheimer. Ce dévouement a failli lui coûter la vie lorsque le stress a entraîné une grave urgence médicale. Ce n’est qu’après avoir accepté des soins à domicile que sa santé s’est améliorée, lui permettant de continuer à être son aidante principale tout en bénéficiant d’un soutien approprié.
Voici quelques moyens pratiques permettant aux aidantes de trouver un équilibre :
- Demander à la famille et aux amis de partager les responsabilités telles que les rendez-vous, la gestion des médicaments, les repas ou les courses.
- Utiliser les aides communautaires telles que les services de repas à domicile ou de livraison de courses.
- Consulter des professionnels de santé pour obtenir des services de soins adaptés.
- Donner la priorité aux services d’aide à soi-même et de répit par l’intermédiaire d’organisations communautaires
- Rejoindre des groupes de soutien aux aidants pour bénéficier d’un soutien émotionnel.
- Explorer les avantages offerts par l’employeur, tels que les programmes d’aide aux employés, les horaires flexibles ou les options de travail à distance.
Les aidantes ne peuvent pas assumer seules la charge des soins. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, c’est une nécessité.
*Article rédigé par Camille N Isaacs Morell, vice-présidente de Hope for Dementia.



