
Que renferme un mot?
Pourquoi avons-nous appelé notre organisme Espoir pour la démence?
Les mots comptent.
Ils façonnent notre façon de penser, de ressentir et, parfois, d’agir.
Il y a un mot en particulier que beaucoup de gens préféreraient ne pas prononcer : démence.
Il peut évoquer la peur, l’incertitude et la stigmatisation. Pour certaines personnes, ce mot s’accompagne de suppositions sur la perte d’autonomie, la perte d’identité ou un avenir défini par le déclin. La stigmatisation entourant la démence est bien réelle; elle peut influer sur la façon dont les personnes vivant avec la démence sont traitées, sur la façon dont les familles parlent de la maladie et même sur la volonté des gens de demander de l’aide.
Alors, pourquoi avons-nous délibérément inclus le mot démence dans le nom de notre organisme?
Parce que nous croyons qu’il faut prononcer ce mot pour changer la conversation qui l’entoure.
Nous ne voulons pas nous cacher derrière le mot « démence ».
Nous voulons la déstigmatiser.
La démence est un trouble médical — elle ne définit pas une personne. Une personne vivant avec la démence demeure une personne riche de toute une vie d’expériences, de relations, de talents, d’intérêts, d’espoirs et de rêves. Le diagnostic n’efface rien de tout cela.
La façon dont nous parlons de la démence compte. Par exemple, la Société Alzheimer souligne l’importance d’employer un langage qui reconnaît d’abord les personnes comme des individus et d’éviter les mots qui les définissent ou les diminuent en raison d’un diagnostic.
Chez Espoir pour la démence, nous voulons contribuer à une culture où l’on peut parler ouvertement de la démence — sans honte, sans peur et sans gêne.
Ce qui nous amène à l’autre mot de notre nom :
Espoir.
Pourquoi « espoir »?
Parce que, même s’il n’existe actuellement aucun remède contre la démence, il y a des raisons d’espérer.
Cet espoir vient en partie de ce que nous apprenons sur la prévention de la démence et la réduction des risques.
La Commission du Lancet de 2024 sur la prévention, l’intervention et les soins liés à la démence a recensé 14 facteurs de risque potentiellement modifiables tout au long de la vie. Elle estime qu’agir sur ces facteurs pourrait permettre de prévenir ou de retarder environ 45 % des cas de démence dans le monde.
Les 14 facteurs sont les suivants :
- Faible niveau de scolarité
- Perte auditive
- Taux élevé de cholestérol LDL
- Dépression
- Traumatisme craniocérébral
- Inactivité physique
- Diabète
- Tabagisme
- Hypertension
- Obésité
- Consommation excessive d’alcool
- Isolement social
- Pollution atmosphérique
- Perte de vision non traitée
Cela ne signifie pas que la démence peut être entièrement évitée. Cela ne signifie pas non plus qu’une personne peut éliminer son risque personnel simplement en modifiant son mode de vie.
Mais cela signifie qu’il y a des choses que nous pouvons faire.
Et c’est une force.
La prévention nous ouvre la voie
Chez Espoir pour la démence, notre mission consiste à protéger la santé cérébrale de nos aînés grâce à la prévention.
Nous croyons qu’en l’absence de remède, la prévention et la réduction des risques offrent une voie porteuse d’espoir — particulièrement pour les aînés et les autres personnes susceptibles d’être vulnérables à la démence.
L’espoir, c’est passer de « Nous ne pouvons rien faire » à « Il y a des choses que nous pouvons faire ».
Cela signifie mieux connaître nos facteurs de risque.
Cela signifie prendre soin de notre santé physique.
Cela signifie maintenir des liens sociaux.
Cela signifie garder notre cerveau actif.
Cela signifie prendre en charge des problèmes de santé comme l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie.
Cela signifie porter attention à notre audition et à notre vision.
Cela signifie demeurer physiquement actif.
Et cela signifie amorcer des conversations sur la santé cérébrale avant qu’un diagnostic soit posé.
Alors, que renferme un mot?
Le mot démence est lourd de sens.
Mais le mot espoir l’est aussi.
En réunissant ces deux mots, Espoir pour la démence exprime notre conviction que nous ne devrions pas avoir peur de parler de la démence — et qu’en parler peut être le début d’une action concrète.
Nous choisissons de nommer la démence.
Nous choisissons d’éduquer.
Nous choisissons de miser sur la prévention.
Et surtout, nous choisissons l’espoir.
Que pouvez-vous faire pour réduire vos risques?
Apprenez-en davantage sur la prévention de la démence, les 14 facteurs de risque modifiables et les moyens pratiques de protéger votre santé cérébrale.
Visitez le Centre de ressources et joignez-vous à nous pour transformer la sensibilisation en action — et l’incertitude en espoir.
Espoir pour la démence : parce qu’il y a de l’espoir pour un cerveau en meilleure santé.



